
À ce stade, voici les premiers éléments que nous pouvons partager.
Cette réforme reposerait sur deux obligations distinctes :
Selon notre compréhension actuelle, l’ensemble des auteurs et autrices assujettis à la TVA seraient concernés, sans distinction liée à la taille de l’activité, au chiffre d’affaires, à la forme juridique ou au régime fiscal. Les auteurs et autrices bénéficiant de la franchise en base de TVA seraient également inclus dans le champ du dispositif : même s’ils ou elles ne collectent pas la TVA, ils ou elles resteraient assujetti(e)s et seraient donc concerné(e)s par l’obligation de facturation électronique.
À ce stade, il ressort de notre analyse que la facturation électronique concernerait l’ensemble des opérations d’achat et de vente de biens, ainsi que les prestations de services, lorsqu’elles sont réalisées entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA. Les opérations exonérées de TVA seraient, en principe, exclues du dispositif.
La facture électronique devrait répondre à un format normalisé, comporter un certain nombre de mentions obligatoires et être transmise au client par l’intermédiaire d’une plateforme agréée par l’administration.
Parmi les mentions qui devraient figurer sur la facture, on retrouverait notamment :
Il convient d’être particulièrement attentif à ce point : une facture papier numérisée, un simple PDF ou encore un document transmis par courriel ne répondraient plus, à eux seuls, aux exigences de la réglementation.
Si vous utilisez déjà un logiciel de facturation, celui-ci pourrait continuer à être utilisé, à condition d’être compatible avec les nouvelles exigences. À défaut, les données pourraient être saisies directement sur la plateforme agréée choisie.
S’agissant du e-reporting, plusieurs situations devraient donner lieu à une transmission d’informations à l’administration.
Ainsi, lorsque le cocontractant est un particulier ou une personne morale non assujettie à la TVA, qu’il soit situé en France ou à l’étranger, certaines données relatives à l’opération devraient être déclarées.
De même, lorsque le cocontractant est un professionnel établi hors de France, les opérations concernées devraient également faire l’objet d’une transmission de données à l’administration, conformément à l’article 290 du Code général des impôts.
Cette transmission serait effectuée par l’intermédiaire de la plateforme agréée choisie par l’auteur ou autrice. Sa périodicité dépendrait du régime d’imposition applicable à la TVA.
L’entrée en vigueur de la réforme serait progressive, selon la taille de l’entreprise.
À compter du 1er septembre 2026 :
À compter du 1er septembre 2027 :
Cette réforme, qui apparaît susceptible d’alourdir les démarches administratives des auteurs et autrices, suscite d’ores et déjà de nombreuses interrogations et a donné lieu au lancement d’une pétition.
L’Unac poursuit son travail d’analyse des textes afin de pouvoir vous transmettre, dans les meilleurs délais, des informations complémentaires, fiables et opérationnelles.
Pour aller plus loin, nous vous invitons à consulter les ressources suivantes :